Catégorie : Thèmes-Topics

  • L’eau est dans l’air – Water is in the Air

    J’organise pour Leonardo/Olats en partenariat avec l’IMéRA deux jours de rencontre à Marseille, les 25 et 26 juin 2012 sur le thème « L’Eau est dans l’air – Water is in the Air« .

    Qu’elle manque ou qu’elle arrive en trop grande abondance, pure ou polluée, l’eau est au cœur de nombreuses questions politiques, sociales, économiques mais aussi symboliques, culturelles.

    L’eau est un objet familier.

    Cependant, il reste de encore de grandes inconnues quant à sa nature, sa structure, son changement d’état, sa présence dans l’univers, qu’explorent scientifiques et artistes.

    C’est cette dernière approche qui a été choisie pour l’atelier L’Eau est dans l’air.

    Ces rencontres autour de l’eau souhaitent mettre l’accent sur les modalités de collaborations entre artistes et scientifiques et les différentes formes d’approches et d’expressions. Elles souhaitent également faire émerger de nouvelles idées pour la présentation de tels projets et un travail avec différents types de publics.

    Parmi les axes et les questions sur l’eau qui ont été retenus :

    – nuages : faire pleuvoir, à qui appartient l’eau des nuages, la poétique des nuages, les nuages engendrés par l’activité humaine ;

    – vagues : mise en perspective des avancées scientifiques sur la compréhension et les problématiques du déferlement des vagues et l’image de l’eau et de ses ondes dans l’art ;

    – aérosols et gouttes d’eau : la science de l’eau en suspension ;

    – quatrième état de l’eau.

    Participants : HeHe (Heiko Hansen & Helen Evans), Jean-Marc Chomaz, Nathalie Delprat, Monsieur Moo, Synergetica (Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand), Ana Rewakowicz, Peter Richards, Javiera Tejerina-Risso, Patrice Le Gal, Jacques Sapiéga, Harold Vasselin, Victoria Vesna, et Emmanuel Villermaux.

    Des sessions de pecha kucha lors desquelles le public peut présenter ses projets complètent les journées.

  • « Trust Me: I’am an Artist » avec Art Orienté Objet le 31 mai à Paris

    Je participe à  l’organisation de la rencontre « Trust Me, I’m an Artist: Towards an Ethics of Art and Science Collaboration », projet initié par l’artiste britannique Anna Dumitriu,  qui se tient le jeudi 31 mai à partir de 18h30, Salle des Actes, à  l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm à Paris.

    L’entrée est libre dans la limite des places disponibles. S’inscrire en m’envoyant un courriel à info [at]olats.org

    Après Adam Zaretsky à Amsterdam, Neal White à Londres et Anna Dumitriu à Dublin, c’est au tour d’Art Orienté Objet (Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin) de soumettre, devant un public, leur nouveau projet “Du cheval au panda…” à un comité d’éthique spécialement formé et réuni à Paris selon les régles et procédures en vigueur.

    “Trust Me, I’m an Artist: Towards an Ethics of Art and Science Collaboration”

    “Trust Me, I’m an Artist: Towards an Ethics of Art and Science Collaboration” est un projet international qui porte sur les nouvelles questions éthiques que soulèvent les projets art/science. Lors de la prochaine rencontre qui se tiendra à Paris le jeudi 31 mai 2012 à 18h30 à l’Ecole normale supérieure, le duo Art Orienté objet soumettra un nouveau projet de création intitulé “Du cheval au panda…” à un panel d’experts qui prendront en considération et débattront des questions morales et légales que ce projet soulève ainsi que des responsabilités et du rôle des artistes, des scientifiques et des institutions concernés.

    Le duo français Art Orienté objet construit une oeuvre depuis 1991 autour des questions écologiques et des relations inter-espèces, qui interroge les outils de la science et de la connaissance.

    Lors de chaque rencontre “Trust me, I’m an artist” un artiste connu internationalement soumet, devant un public, une oeuvre à un comité d’éthique spécialement réuni suivant les régles et les procèdures en vigueur dans le pays. Le comité d’éthique discute la proposition et prend une décision. L’artiste est alors informé de la décision du comité d’éthique. Il s’ensuit un débat auquel le public peut participer.

    Le but est de mettre en évidence les mécanismes régissant le processus (qui n’est généralement pas public) derrière les décisions de recherches scientifiques, et de permettre à un plus large public d’appréhender les règles derrière les processus de décision en matière d’éthique ainsi que le rôle des artites travaillant dans des environnements scientifiques.

    Le projet “Trust Me I’m an Artist: Towards an Ethics of Art/Science Collaboration” est conduit par l’artiste Anna Dumitriu en collaboration avec le Professeur Bobbie Farsides (Chair of Ethics, Brighton and Sussex Medical School) et en collaboration avec the Waag Society et l’Université de Leiden.

    Du cheval au panda…

    La performance Que le cheval vive en moi est une expérience médicale extrême de fraternisation par le sang au-delà de la barrière des espèces, par laquelle le duo français Art Orienté objet appelle à une plus grande responsabilité écologique de la part des humains, dont les technologies instrumentalisent sans fin l’Autre, animal et végétal. Pour l’accomplir, l’artiste Marion Laval-Jeantet s’est transformée en animal de laboratoire, se faisant injecter pendant plusieurs mois des immunoglobulines de cheval (vecteurs de l’information immunitaire) afin de développer une tolérance progressive à ces micro-organismes étrangers. Le 22 février 2011, à la fin de cette mithridatisation, elle s’est fait injecter du plasma de sang de cheval contenant tout un spectre d’immunoglobulines équines sans subir de choc anaphylactique. L’idée étant que les immunoglobulines de cheval dépassent sa propre barrière immunitaire, entrent dans son système sanguin pour se croiser avec les protéines de son corps et, comme résultat de cette synthèse, entraînent une myriade d’effets propres au cheval sur ses fonctions corporelles. Les immunoglobulines sont des messagers corporels qui informent entre autres les glandes endocrines, très influentes sur le système nerveux, si bien que pendant les semaines qui ont suivi l’expérience  l’artiste a subi des changements notables de son rythme biologique, mais aussi de sa conscience, caractérisés par une sensibilité et une nervosité à fleur de peau. Après la transfusion, un rituel de communication, facilité par l’éthologue Sabine Rouas, s’est joué entre l’artiste, montée sur des prothèses spécifiquement fabriquées pour l’occasion, et le cheval. Après quoi son sang hybride a été prélevé et lyophilisé. Cette action risquée évoque la possibilité envisagée par la science actuelle d’utiliser des immunoglobulines animales comme « booster » thérapeutique contre les maladies immunitaires, et alors, comme le souligne l’artiste : « l’animal serait le futur de l’homme ». En tant qu’expérience radicale dont les effets à long terme sont imprévisibles, Que le cheval vive en moi interroge l’attitude anthropocentrique inhérente à notre compréhension technologique du monde. Au lieu de chercher à atteindre avec cette performance une impossible homéostasie, un état d’équilibre physiologique, l’artiste cherche à initier un état de transistasie, dans lequel le corps est compris comme en perpétuelles évolution et adaptation. De fait, la performance est une continuation du mythe du centaure, l’hybride homme-animal, qui en tant “qu’animal dans l’homme” représente l’antithèse du cavalier, l’homme qui a réussi à dominer l’animal.

    Le duo souhaiterait, en raison de la valeur hautement symbolique de l’animal, réitérer cette performance, cette fois avec le panda, dans une performance qu’il nommerait « Que le panda vive en moi ». C’est pour ce projet qu’il se présente devant le comité d’éthique.

  • Tales of a Sea Cow, Etienne de France

    Du 29 mars au 24 juin 2012, Etienne de France présente au PAV/Parco Arte Vivente de Turin son nouveau projet Tales of a Sea Cow dont j’ai le plaisir d’être la commissaire.

    "Tales of a Sea Cow", Etienne de France, 2012

    Tales of a Sea Cow est un conte de science fabulatoire décrivant des recherches scientifiques fictionnelles sur la réapparition le long des côtes du Groenland de la Rhytine de Steller, un mammifère marin exterminé par une chasse trop intensive au 18ème siècle. Le décryptage de leurs chants est une vraie révolution scientifique bouleversant nos savoirs, nos croyances et nos préjugés sur la communication animale !

    A la croisée de l’art et de la science, confrontant fiction et réalité, l’œuvre est une narration qui se déploit linéairement dans un film et de manière éclatée dans l’espace physique par le biais de photos, de sculptures, de planches et de dessins et d’une installation interactive. Elle mêle les genres et les registres, les techniques et les pratiques.

    Etienne de France y déroule de multiples questions et pose un regard drôle, poétique mais aussi très acide sur la manière dont nous appréhendons et interprétons la nature et le vivant.

    Je suis particulièrement heureuse que la première présentation/exposition de Tales of a Sea Cow ait lieu au PAV. Imaginé et animé par Piero Gilardi et une équipe accueillante, le PAV est un espace précieux et rare où la réflexion et la création ont encore droit de cité pour elles-mêmes, et où il fait bon déambuler pour interagir avec les œuvres (dont 8 installations interactives de Piero Gilardi) ou pour regarder pousser la nature (dont un jardin conçu par Gilles Clément).

  • Inhabiting the Extreme or Making Antarctica Familiar

    Le livre Farfield. Digital Culture, Climate Change, and the Poles, sous la direction de Jane Marshing & Andrea Polli publié par Intellect (Bristol, UK/Chicago, USA) vient de paraître en ce début d’année 2012 avec mon article :  « Inhabiting the Extreme or Making Antarctica Familiar ».

    The book Farfield. Digital Culture, Climate Change and the Poles, edited by Jane Marshing & Andrea Polli has been released this January 2012 by Intellect (Bristol, UK/Chicago, USA) with my article: « Inhabiting the Extreme or Making Antarctica Familiar ».

    Le sommaire est vraiment alléchant. / Table of Content below

    – Introduction, Jane D. Marshing and Andrea Polli

    – Every New Thing: The Evolution of Artistic Technologies in the Antarctic – or How Land Arts Came to the Ice, William L. Fox

    – Magnets of the Fantastic: The North Pole Observed, Jane D. Marshing

    – Pages from the Book of the Unknown Explorer, Judit Hersko

    – Antarctic Diaries » (Excerpts), Simon Faithfull

    – Ground Truth (Focus: The Antarctic Dry Valleys), Andrea Polli

    – London Fieldworks: Polaria Fieldwork and Installation, Jo Joelson and Bruce Gilchrist

    – Disappearing Ice and Missing Data: Climate Change in the Visual Culture of the Polar Regions, Lisa E. Bloom and Elena Glasberg

    – Between Ecotopia and Ecotage: Polar Media, Peter Krapp

    – Nonorganic Life: Frequency, Virtuality and the Sublime in Antarctica, Susan Ballard

    – Inhabiting the Extreme or Making Antarctica Familiar, Annick Bureaud

    – Voices, Lines, Cracks and Data-Sets: Formations of a New « Idea of the Canadian North », Leslie Sharpe

    – Airspace (Focus: McMurdo Station, Antarctica), Andrea Polli

    – Systemness: Towards a Data Aesthetics of Climate Change, Tom Corby


  • L’art de l’ère spatiale

    Le 11 août 2011, je participe à la Quatrième Rencontre Internationale Art et Nouvelles Sciences au Centro Nacional de las Artes/Cenart à Mexico. Le Cenart est un bâtiment magnifique construit par Legorreta.

    Au programme : Carol Steen, James Gimzewsky, Victoria Vesna et Roy Ascott.

    Ma conférence s’intitule : « L’art de l’ére spatiale. 1961-2011 : 50 ans de présence humaine dans l’espace ».

  • Art pour non humains ?

    Communication au colloque Les arts dans le cadre actuel de la théorie darwinienne de l’évolution, organisé par l‘IMéRA (Institut Méditerranéen de Recherches Avancées) à la MMSH (Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme), Aix-en-Provence, 22 octobre 2009.

  • (In)Habitable ? L’art des environnements extrêmes – (Un)Inhabitable? Art of Extreme Environments

    (In)Habitable ? L’art des environnements extrêmes – (Un)Inhabitable? Art of Extreme Environments

    Festival @rt Outsiders, Maison Européenne de la Photographie, Paris

    9 septembre -11 octobre 2009

    Commissariat/Curators : Annick Bureaud & Jean-Luc Soret

    Festival @rt Outsiders 2009

    Catalogue Festival @rt Outsiders 2009

    Artistes : Howard Boland & Laura Cinti – Anne Brodie – Peter Cusack – Stephen Eastaugh – Shiro Matsui – Connie Mendoza – Forrest Myers, John Chamberlain, David Novros, Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg, Andy Warhol – Hu Jie Ming – Lucy + Jorge Orta – Bradley Pitts – Andrea Polli – Catherine Rannou – Ana Rewakowicz – Yang Yi

  • L’extrémité au cœur. (Se) connecter (avec) les pôles

    Sur Polar, curator Andrea Juan

    Communication au colloque associé à l’exposition Sur Polar. Arte en Antartida, organisés par Andrea Juan, MUNTREF, Buenos Aires, mars 2008

    Article Français, English, Español

    L’extrémité au cœur. (Se) connecter (avec) les pôles

    Extremities at the Heart – Connecting (with) the Poles

    La extremidad en el corazón: Conectar (se) (con) los polosSP

  • ://Brasil

    Direction du catalogue://Brasil, Festival @rt Outsiders, septembre-octobre 2005, bilingue français/anglais, bilingual French/English

    Regards, texte d’introduction, Annick Bureaud, pdf

    Perspectives, introductory text, Annick Bureaud, pdf

    Sommaire / Table of Content, pdf

  • Art and Weightlessness: everything considered equal, what if we cancel the effects of gravity ?

    Going Aerial

    Communication dans le cadre de la série de conférences Breath-taking. Air, art, architecture, organisée par Monika Bakke à la Jan van Eyck Academie, Maastricht, 10 juin 2005

    Texte (en anglais) publié dans Going Aerial. Air, art, architecture, Monika Bakke (ed.), Maastricht, Jan van Eyck Academie, 2006

    Text available in english here